Medium à peindre, parlons technique…

Posté par , le 13 Mar 2018  dans Actualités | Aucun commentaire
Medium à peindre, parlons technique…

Un peu de technique : mon medium à peindre.

C’est un peu artisanal, mais c’est aussi une jolie recette de cuisine, à ne pas mettre dans toutes les mains, parce que j’utilise de l’oxyde de plomb, et que c’est pas recommandé pour les bronches.

Tout d’abord, il vous faudra faire ou trouver votre huile cuite. Pour ma part, j’utilise de l’huile de lin de suède, dont j’enlève le mucilage. Bon, ça prend un peu de temps, une bonne semaine, mais l’huile obtenue est débarrassée de toutes ses impuretés. Ensuite, je la cuis avec de l’oxyde de plomb.

Ensuite, je prépare mon médium à peindre, avec du mastic en larmes que je fais fondre dans cette huile cuite au plomb. Je verse le tout dans un pot rempli pour moitié d’essence de térébenthine rectifiée .

Cela me donne un medium à peindre très agréable et surtout facile d’emploi. Il en faut peu pour être heureux. Ce medium a plusieurs avantages : d’une part, il fluidifie les couleurs, et permet une touche plus « ronde ». Il permet de travailler « dans le frais » pendant 5 ou 6 heures, ce qui est, pour ma part, assez confortable. Et il est sec au toucher le lendemain. Non négligeable dans l’exécution d’une toile.

Il permet de rendre les couleurs plus émaillées, et révèle toutes leurs qualités. Elles restent fraîches et ne semblent en aucun cas ternir.

Le medium  ressemble à un gel, il se conserve deux mois après sa confection, ensuite il perd ses qualités.

Comme c’est un médium au plomb, il convient toutefois d’éviter toutes les couleurs au cadmium, sous peine de les voir peu à peu griser puis noircir…

Pour l’exécution, il suffit d’en ajouter une quantité infime à sa palette, à chaque couleur, excepté le blanc d’argent.

Ensuite, c’est libéré de tous soucis techniques que je peux laisser libre cours à l’exécution.

Cette liberté acquise grâce à cette technique m’enlève un poids considérable quand à la pérennité de mon travail.

Ce qui m’amène à la transition suivante, lu dans « De la Connaissance de soi », par Krisnamurti, 1948

« Lorsque vous essayez de devenir créatif, vous avez besoin d’une autorité; mais lorsque vous êtes créatif, il n’y a pas d’autorité, il n’y a pas de copie. Il y a une différence entre devenir et être. Devenir introduit le temps, être est libre du temps.

Être créateur, c’est être dans un état où la vérité peut entrer en existence; et la vérité ne peut entrer en existence que lorsqu’il y a complète cessation du processus de pensée. Lorsque l’esprit est complétement immobile sas être contraint et forcé dans un moule d’action ; lorsque l’esprit est immobile parce qu’il comprend tous les problèmes au fur et à mesure qu’ils surgissent, et n’a par conséquent plus de problèmes ; lorsque l’esprit est réellement calme, pas forcé de l’être; alors, dans cet état, la vérité peut entrer en existence. Cet état est création. »

Quand vous entrez dans cet état, vous touchez, de manière tout à fait immobile, votre part d’éternité.

 

 

 

 

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